Lundi
06 septembre 2010
 

Vous êtes le visiteur:

Luoghi di provenienza dei visitatori

Creative Commons License

La tradition de la crèche vivante

Il est intéressant connaître les origines de la tradition chrétienne de la crèche, qui depuis deux mille ans se poursuit avec une fascination immuable.

 

Pourquoi fêtons-nous Noël le 25 décembre
La tradition de Noël depuis 400 à 1200
François d’Assisi et la représentation de la nativité
L’iconographie de la crèche
Les Monti Sacri
La crèche napolitaine
La fête de l’Epiphanie
La crèche dans l'art
En savoir plus
De nombreuses crèches, toutes à visiter
La crèche de notre mémoire
Bibliographie

Pourquoi fêtons-nous Noël le 25 décembre

La décision d’établir la date du 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus fut prise par Jules 1° (pape de 337 à 352) après la décision de Constantin, en 313, d’accorder la liberté de culte aux chrétiens.
Cette date coïncide, non par hasard, avec le jour des réjouissances des païens pour saluer le solstice d’hiver avec des fêtes et banquets; mais les fêtes pour l’allongement des jours ont une origine plus ancienne: elles remontent très probablement à la tradition égyptienne du dieu Ra, le dieu du soleil.
Luc parle du soleil dans son évangile: "L’astre levant venu d'en haut nous a visité.
Il est apparu à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas sur la route de la paix (1,78-79)".
Enfin les Pères de l’Eglise eux aussi décrivaient Jésus comme “Soleil de justice”. Il est donc clair que l’Eglise a volontairement superposée une fête chrétienne à une fête païenne.
La date du 25 décembre à été accepté par l’Eglise d’Orient en 380

 

La tradition de Noël depuis 400 à 1200

Entre 432 et 440, le pape Sixte III transféra à Rome les fragments supposés provenir du berceau sacré pour les déposer dans la basilique libérienne qui fut alors dédiée à la Vierge Marie en honneur du dogme décrété par le Conseil de Efeso en 431, pendant lequel Marie est définie la vraie Mère de Dieu.
La Basilique fut nommée Sante Marie Majeure.
C’est dans cette église que la tradition de la Messe de minuit à Noel s'est développée, célébration reprise par une coutume analogue de Bethléem.
A partir du VIII siècle, la naissance et la Résurrection du Christ furent objet de représentations sacrées en costume, extraites des Evangiles, qui passèrent des églises jusqu’aux places en impliquant des villes entières.
Le caractère religieux de ces représentations diminua jusqu’à ce que des frères et des prêtes condamnèrent cette vulgarisation; en 1207 Innocent III (cardinal Giovanni Lotario, pape 1198-1216) interdit ces manifestations.

 

François d’Assisi et la représentation de la nativité

Le 24 décembre 1223 est une date importante pour la tradition de la crèche.
François d’Assise arriva à Greccio (RI) avec l’inséparable Frère Leone, et demanda à Onorio III (cardinal Cencio Savelli, pontife de 1216 à 1227) une dérogation à l’interdiction d’Innocent III qu’il obtint grâce à l’appui de Giovanni Velita, citoyen aux pouvoirs décisifs et généreux qui lui procura animaux, paille et mangeoire. La nuit de la veille, aux sons des cloches, les habitants de Greggio vinrent convoqués dans une grotte ou François avait pensé faire revivre la naissance du Rédempteur. Les habitants arrivèrent à la grotte à pieds, à cheval, à dos d’âne, de simples bergers de la cérémonie sacrée. Dans la grotte le Cardinal Ugolino, comte de Segni, célébra la messe entouré d’animaux et d’une assistance sans paroles. La légende raconte que, lorsqu’il célébrait la messe, François vit pendant un bref instant, l’enfant Jésus, se matérialiser dans ses bras, comme certains témoins déclarèrent avoir assistés.
François d’Assisi mourut deux ans après sans que la célébration n’ait eu lieu à nouveau. Les frères franciscains, suivant l’exemple de leur fondateur, divulguèrent la tradition de la crèche, ainsi à partir de 1986 François d’Assisi en est considéré son patron universel.
L’épisode de Greccio devint objet d’une fresque représentée pas Giotto dans le grand cycle sur le Saint peint dans la basilique supérieure d’Assisi (PG). Après Giotto plusieurs artistes utilisèrent la crèche comme sujet pour leurs œuvres.

 

L’iconographie de la crèche

Il faut souligner que la reconstitution, comme elle fut présentée lors des siècles et comme elle est arrivée jusqu’à nos jours, dériva des Evangiles apocryphes car dans les évangiles bibliques aucun détail particulier n’était cité. La présence du bœuf et de l’âne, par exemple, eut origine du premier évangile de Jacques. Même le nombre des Mages est plutôt controversé. Ce nombre fut définitivement établi à 3, comme les dons qu’ils offrirent, par le décret du Pape Léon I Magne (pontife de 440 à 461, il fut celui qui, à Peschiera, rencontra et arrêta Attila, le roi des Huns, qui voulait conquérir et piller Rome), tandis que, avant ce décret, le nombre variait entre deux et douze.
Une des représentations les plus significatives, peut être même la plus ancienne d’Italie, se doit à Arnolfo de Cambio qui, en 1324, réalisa les personnages placés à coté des reliques du berceau de Jésus à Sainte Marie Majeure à Rome.
Les premières crèches sont signalées en 1324 dans la chapelle de la maison Alagni à Amalfi (SA) et en 1370 dans la ville du noble Vermerio de Limburgo, dans les Pays-Bas; probablement des petits sanctuaires érigés pour garder des images de la Nativité.
L’iconographie de la crèche eut une impulsion lors du XV siècle grâce à plusieurs maîtres de la peinture: Botticelli dans son «adoration des Mages» (Florence, Gallerie des Uffizi) représenta des personnages de la famille Medicis. Toujours au XV, Andrea et Luca Della Robbia même, représentèrent en terre cuite des scènes de la Nativité: un exemple est celle du couvent de la Verne (AR). Une autre création de ces artistes, avec le fond décoré de fresques par Benozzo Gozzoli, se trouve dans le dôme de Volterra (PI) et il représente les bergers et le cortège des Mages.
Bien vite ce type de symbolisme fut amplement utilisé à plusieurs niveaux, surtout à l’intérieur des familles pour lesquelles la représentation de la naissance de Jésus, avec des statuettes et les éléments du milieu naturel, devint un rituel auquel ils ne pouvaient pas renoncer. La crèche s’est imposée dans tout le monde chrétien, surtout en Italie (en Toscane, à Naples, en Sicile et dans le nord grâce aux monts sacrés), au point de prendre bientôt la connotation d’art mineur.

 

Les Monti Sacri

En 1482 le père milanais Bernardino Caimi retourna dans sa patrie après un long séjour en Palestine où il avait été gardien des lieux saints. On lui confia la communauté de Varallo Sesia (VC). Cependant Bernardino désirait réaliser un rêve: reproduire autour d’une statue de la Vierge qu’il avait ramenée de la Terre Sainte, les lieux les plus significatifs de la Vie de Jésus. Ainsi fut créé le Mont Sacré de Varallo. Gaudenzio Ferrari réalisa les statues en terre cuite, parmi lesquelles la représentation de la Naissance. Un Mont Sacré fut réalisé aussi à Varese.
L’idée naquît du frère capucin Gian Battista Aguggiari de Monza, qui, de son couvent de Casbeno, montait deux fois par semaine jusqu’à l’église de Sante Marie du Mont pour les mansions de son ministère. Les travaux, commencé en décembre 1604 sous la direction de Giuseppe Bernasconi, appelé le Gaucher, était complété seulement en 1680. La troisième des quinze chapelles du chemin de pénitence fut dédiée à la crèche. Les statues de cette chapelle sont attribuées à Martino Retti de Viganello.
Toujours en Lombardie, la crèche sculpté qui date de 1480, œuvre de Giovanni De Lupis, se trouve dans l’église paroissiale de Rivolta d’Adda (BG). Peu après, la composition en bois qui date de 1490 et se trouve dans la basilique de San Lorenzo à Mortara. Dans l’église de San Marco de Milano, on peut admirer la crèche datant de 1700 de Francesco Landonio avec des personnages réalisés en carton découpé et peint.
Le Concile de Trente, qui termina en 1563, établi des règles précises sur le culte des Saints e des reliques, favorisant ainsi la diffusion de la crèche comme expression de la religiosité populaire.

 

La crèche napolitaine

Parmi les nombreuses traditions de Noël que chaque région d’Italie peut vanter, une des plus connues est celle de Naples qui, comme pour toute la culture locale, a transféré dans la crèche la typique fantaisie de la population parthénopéenne.
En 1507 le lombard Pietro Belverte sculpta à Naples 28 statues pour les frères de Saint Dominique Majeur. Pour la première fois la Crèche fut conçue dans une grotte de vraies pierres, venues peut être de la Palestine, et enrichie avec une taverne.
Le XVI siècle présenta des nouveautés: Domenico Impicciati fut avec toute probabilité le premier à réaliser des statuettes en terre cuite pour usage personnel. Un des personnages, autre innovation, avait les traits de l’acquéreur, un noble de Sorrente Matteo Mastrogiudice de la cour des Aragons.
En 1534 arriva a Naples Gaétan de Thiène qui avait éprouvé une grande passion pour la Crèche de Saint Marie Majeure à Rome. L’habilité de Gaétan fit croitre la popularité des Crèches et en particulier celle construite à l’Hopital des incurabili.
Durant les premières vingt années du XVII siècle apparait la crèche baroque grâce aux prêtres des écoles chrétiennes. Les statuettes furent substituées par des mannequins articulés en bois, habillées avec des tissus ou vêtements. Les tout premiers mannequins napolitains étaient à échelle humaine pour ensuite être réduits à environ 70 centimètres.
La Crèche la plus connue fut réalisée en 1627 par les prêtres des écoles chrétiennes pour la Duchesse. L’église des écoles la démontait chaque année pour la remonter l’année suivante: même ceci fut une innovation car jusqu’alors les crèches étaient fixes.
En 1640, grâce a Michele Perrone, les mannequins conservaient la tête et les membres en bois mais furent réalisés avec un corps en fil de fer entouré de filasse ce qui permettait aux statues d’assumer des poses plus plastiques.
Vers la fin du XVI siècle naquît la théâtralité de la Crèche napolitaine, enrichie par la tendance à mélanger le sacre et le profane, à représenter dans chaque art la quotidianité qui animait les places, les rues et ruelles. Dans la Crèche apparaissent des personnages du peuple comme les nains, femmes avec le jabot, les pauvres, les taverniers, les aubergistes, les cordonniers, représentation des humbles et des délaissés parmi lesquels Jésus est né.
On y ajouta les restes des temples grecs et romains, particulièrement significatifs pour souligner le triomphe du christianisme sur les ruines des colonnes païennes. Au XVII siècle la Crèche napolitaine vécu sa saison d’or pour sortir des églises ou elle était objet de devotion religieuse pour entrer dans les demeures de l’aristocratie. Nobles et riches bourgeois se disputaient pour aménager des scènes toujours plus raffinées. Giuseppe Sanmartino, peut être le plus grand sculpteur napolitain du XVII siècle, très habile pour modeler des personnages en terre cuite, fonda une vraie école d’artistes de la Crèche. Les résultats de leur art furent les mêmes statuettes que nous sortons chaque années des boites pour animer la scène de la crèche; cette position immobile qui émerge encore une fois du premier évangile de Jacques ou il est écrit qu’à l’instant de la naissance de Jésus, le monde tomba dans l’immobilité et le silence.
On dit que la réalisation de la Crèche soit un art mineur, mais nombreux furent les artistes (modélistes, céramistes, orfèvres, artisans…) souvent inconnus, qui créèrent une vraie et propre école. Ces artistes ont laissé des traces dans la toponomastique de Naples: la rue «Vico dei Figuranti» vient du métier de sculpteur (Figurante), et le nom pour les artistes pauvres, connus comme «forcellisti», vient de Forcella, le quartier populaire ou ils travallaient. La Crèche napolitaine continue encore aujourd’hui à concevoir de nouveaux personnages contemporains à coté de ceux venus d’un autre temps pour la Sainte Nuit; la crèche comme miroir du monde.

 

La fête de l’Epiphanie

Outre la représentation de la Crèche, la tradition populaire s’intéressa aussi à la fête de l’Epiphanie.
Chez le peuple, la fête fut transmise comme le souvenir solennel du jour ou les Rois Mages, guidés par la Comète, se prosternèrent devant l’ Enfant Jésus pour l’adorer.
La tradition Chrétienne les a identifiés comme des souverains venant de l’Orient. On a déjà vu que leur nombre fut établi par le Pape Léon I° Le Grand, tandis que l’usage des noms de Gaspar, Melchior et Balthazar remonte au IX ième siècle.
La légende raconte qu’en 315 Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, avait retrouvé les corps des Mages en les confiant à Saint Eustorgio, évêque de Milan.
Le transport des précieuses reliques aurait été fait avec un char traîné par des bœufs et un loup. Après plusieurs années et nombreuses vicissitudes, les corps arrivèrent à Milan, où ils reposèrent pendant 8 siècles dans l’église dédiée à Saint Eustorgio. En 1162 Frédéric Barberousse, descendu en Italie, ordonna à son chancelier archevêque Von Reinald Dassel de les insérer dans le butin de guerre. Les corps des voyageurs Bibliques s’arrêtèrent pour toujours en Allemagne, à Cologne. En 1903 une petite partie des reliques retourna dans le chef-lieu Lombard grâce aux rapports d’amitié entre l’archevêque de Milan, le cardinal Ferrari et le cardinal de Cologne, Fisher. Une autre légende Lombarde, d’origine varesine, raconte que pendant le transport de Milan à Cologne les corps des Rois Mages aient transité par Busto Arsizio, à travers le bourg de Rue Savigo. Là les habitants de Busto Arsizio leur dédièrent une porte qui a été malheureusement abattue en 1880.
Encore aujourd’hui à la veille de l'Epiphanie, ces faits sont commémorés à Busto Arsizio, avec une manifestation pendant laquelle près du bourg , Rue Savigo un feu est allumé. Le jour suivant a lieu un cortège en costume d’époque qui commémore les voyages des Mages vers Bethléem et le transport des corps à Cologne.
La dévotion des habitants de Busto Arsizio pour les Rois Mages est aussi liée à des épisodes de l’histoire citadine. En 1407 le condottiere Ottobon III était décidé à conquérir Busto Arsizio, mais les consuls et les hommes de la ville, selon l’habitude de l’époque, firent voeux aux Rois Mages de célébrer avec beaucoup de dévotion leur fête s’ils avaient défendu la ville. Le siège termina à l’improviste parce que le condottiere, sans aucune véritable raison, transféra ses troupes ailleurs. En février 1408, devant les murs de Busto Arsizio il y avait une autre menace : Facino Cane, condottiere qui avait servi les Visconti, pensait que, une fois conquise Busto Arsizio, tout le Seprio se serait soumis à lui.
Nel febbraio 1408, davanti alle mura di Busto Arsizio si presentò un'ulteriore minaccia: Facino Cane, condottiero che aveva militato al servizio dei Visconti, era convinto che, conquistata Busto Arsizio, tutto il Seprio gli si sarebbe sottomesso.
La légende raconte que les Rois Mages seraient apparus menaçant Facino Cane, en l’obligeant à reculer sans pouvoir faire aucune incursion pour obtenir son butin.

 

La crèche dans l'art

Jusqu'aux origines du Christianisme on saisit la nécessité de rendre plus compréhensibles à tout le monde les épisodes de la vie de Jésus, en les représentants avec des peintures et des fresques.
Une des représentations iconographiques les plus classiques fut l’adoration des Mages.
En 1525 Bernardino Luini commença dans le sanctuaire de la Sainte Vierge des Miracles de Saronno (VA), un cycle de fresques avec l’Adoration des Mages dans un décor de montagnes et il exécuta l’Adoration des Mages et l’Adoration des bergers dans le Dôme de Come. Les deux œuvres faisaient partie des volets qui couvraient le retable de bois de l’église de Saint Abbondio, c'est-à-dire le Dôme de Come, exécutées en 1514.
A noter aussi les fresques que l’on trouve dans l’église de Sainte Marie Foris Portas à Castelseprio (VA). Les scènes représentées, qui remontent au IX siècle, s’inspirent des évangiles apocryphes (premier évangile de Jacques et évangile du pseudo Matthieu.)
Toujours en provenance de Sainte Marie Foris Portas, la représentation de l’Adoration de l’Enfant, qui remonte au XV siècle, arrachée en 1936, elle est maintenant conservée à l’église de San Martino à Carnago (VA).
Une Nativité et une Adoration des Mages avec un cortège d’animaux exotiques, œuvres de Jean-Paul Lomazzo, sont situées dans l’église de Sainte Marie la Nova à Caronno Pertusella (VA).
D’autres fresques représentant l’Adoration des Mages, se trouvent à Sainte Marie di Piazza à Busto Arsizio (VA) (œuvres de Jean-Baptiste de la Cerva, peintes vers 1542) ainsi que dans l’église de Santa Croce à Gazzada (VA), mais cette dernière provient du patronage de San Bernardino (œuvre de Francesco De Tatti datée début 1500).
Il faut signaler aussi la fresque de l’Adoration des Mages dans l’église de Saint Jacques à Gerenzano (VA), attribuée à un peintre de Milan de la seconde décennie du XVI siècle. Dans la même église, une fresque représentant une Madone annoncée qui, comme la Madone représentée dans l’Adoration des Mages, rappelle de manière significative, pour sa position agenouillée, la position des mains, l’inclination de la tête et les détails des cheveux, la Madone entre les Saints Sébastien et Rocco peinte à fresque dans l’église de San Michel à Venegono Inferiore (mur de droite).
Dans l’église de San Michel, au-dessus de la porte d’entrée se trouve l’Adoration des Mages réalisée par un peintre inconnu mais significative de la dévotion des gens de Venegono pour la fête de l’Epiphanie.

 

En savoir plus

Pour plus d'approfondissement sur les origines de la crèche et ses différentes traditions selon les régions italiennes et européennes, il est possible d 'accéder aux sections de la maitrise discutée en Février 2009 par Elisa Bartolomei de Venegono, téléchargement, PDF du chapitre 1.
Elisa, inscrite au cours universitaire en Expert linguistique de la Faculté de sciences linguistiques et littérature étrangère, à l'Université Catholique du Sacré Cœur à Milan, avec son travail, rend officiel la valeur culturelle de la crèche vivante de Venegono Inferiore en y faisant référence dans sa thèse.
La thèse, intitulée Le tourisme religieux mineur: les crèches à Venegono (1960-2000), analyse d'abord l'histoire de la crèche de ses origines à nos jours, avec des références détaillées soit en Italie qu’en Europe et se concentre en particulier sur la crèche des Missionnaires Comboniens de Venegono Superiore (VA) et sur la crèche vivante des presepiatt de Venegono Inferiore (VA).
De (Pdf de download) l’ntroduction, une phrase emblématique, utile pour comprendre dans son ensemble le thème sur lequel est concentré le travail: “Ce phénomène peut être considéré comme un genre particulier de tourisme religieux, qui s'éloigne de celui classique qui considère les églises, les abbayes, les sanctuaires, les lieux sacrés comme destinations à visiter tout au long de l'année; en fait il s’agit d’ un phénomène saisonnier lié aux fêtes de Noel et son objectif est la représentation de l'esprit de Noël, qui diffère de celui commercial qui s’est amplifié au cours des dernières années. Ce phénomène est représenté de deux façons différentes: la première à Venegono Inferiore, d’inspiration théâtrales avec des acteurs qui récitent; la seconde, à Venegono Superiore, de manière thématique, en invitant les spectateurs à refléter sur ce qui arrive dans le monde et notre environnement”.

 

De nombreuses crèches, toutes à visiter

Comme nous l'avons vu la crèche est une tradition encore bien ancrée à nos jours, et il existe de nombreuses initiatives nées pour se rappeler de la venue du Christ. Citons les plus importantes près de chez nous.
L'un des musées de la crèche les plus renommé se trouve en Lombardie, à Brembo di Dalmine (BG), fondé par Don Giacomo Piazzoli.
Parmi les associations des "Amis de la crèche", la section di Groppello d'Adda (BS) mérite d’être mentionnée.
En région Piémontaise on ne peut manquer l’exposition permanente de la crèche aménagée au sanctuaire d’Oropa (BI).
Parmi les initiatives dédiées à la crèche, aux alentours de Venegono, il faut souligner celle de Albusciago di Sumirago où Don Adelio Pedelli (curé de 1964 à 1967) a créé un musée dédié à ce type d'art, qui rassemble en une exposition permanente environ trois cent crèches du monde entier.
De même célèbre dans notre région, la crèche que les Missionnaires Comboniens organisent depuis plus de cinquante ans dans leur centre à Venegono Superiore, avec persévérance et dévouement. Les thèmes développés accordent beaucoup d’attention aux problématiques sociales en particuliers celles du tiers monde.
Remarquable aussi, la crèche sous l’eau de Laveno: 43 statues de pierre de Vicence sont posées sur le fond du Lac Majeur, en face de la ville. L'Enfant Jésus est ensuite depose par des plongeurs.
Dans le village de Vinago di Mornago (VA) depuis 1979 est née une crèche vivante, dont la connotation principale consiste à impliquer et faire participer les gens: la série de peintures sacrées représentées témoignent de la participation d’au moins 120 des 500 habitants du village.
Toujours à Bedero Valtravaglia (VA) à l’occasion de Noël, on organise une crèche vivante qui exploite l’environnement naturel spectaculaire pour raconter l’histoire de la naissance de Jésus.
A Bedero comme a Vinago la spontanéité de la participation populaire souligne le fait que la crèche vivante soit une adhésion au message du Christ qui s’est fait homme parmi nous, plus qu’un spectacle raffiné et suggestif.

 

La crèche de notre mémoire

L’histoire de la crèche n’a pas été écrite seulement par des artistes célèbres et de grands événements. C’est une histoire faite d’épisodes plus simples et modestes… C’est l’histoire de la crèche qui se trouve en chacun de nous. Certains, notamment les personnes âgées, se souviennent encore de flâneries dans les bois à la recherche de mousse moelleuse à utiliser comme gazon, d’une pierre qui ressemble le plus possible à une montagne pour y adapter le château du roi Hérode ou bien d’une écorce parfaitement adaptée pour accueillir l'Enfant Jésus.
Outre la recherche de matériel naturel pour la réalisation de la crèche, les plus habiles adoptent des solutions, et des techniques originales pour construire le décor de la nativité: des grottes et des montagnes en plâtre, de la sciure pour le sable du désert, du papier aluminium pour les fleuves et lacs.
Chaque année, la crèche s’enrichit de lumières colorées, de petits dispositifs qui animent les statuettes et la roue du moulin; souvent ces crèches ont des fleuves, des cascades et des fontaines réalisées avec des petites pompes.
Aujourd’hui encore les passionnés ne réalisent leur crèche qu’avec des statuettes en plâtre ou papier mâché, refusant celles en plastiques, moins expressives. On achète ou l’on construit des maisons et des accessoires (le pont, le puits, le feu, etc.) réalisés avec les matériels les plus naturels comme du liège, de l’écorce et des branchages…
On se souvient avec nostalgie au moins de l’une des crèches réalisées dans notre jeunesse et c’est peut-être pour cette passion qu’un groupe de volontaires, il y a quarante ans, a voulu commencer l’aventure que l’on vous propose de raconter dans les pages suivantes.

 

Bibliographie:

BONDIOLI, Pio, Storia di Busto Arsizio, Varese, La Tipografica Varese, 1987.
CAPOZZI, M. D., Il Cardinale Andrea C. Ferrari Arcivescovo di Milano, Milano, Istituto di Propaganda Libraria, 1954.
COTTINI, Paolo, Di Festa in Festa. Sagre e tradizioni popolari nel Varesotto, Varese, Lativa, 1991.
GARGANO, Pietro, Il Presepio. Otto secoli di storia, arte, tradizione, Milano, Fenice 2000, 1995.
GREGORI, Mina, Pittura a Como e nel Canton Ticino dal Mille al Settecento, Milano, Cariplo Cassa di Risparmio delle Provincie Lombarde S.p.A., 1994.
GREGORI, Mina, Pittura tra Ticino e Olona. Varese e la Lombardia nord-occidentale, Milano, Cariplo Cassa di Risparmio delle Provincie Lombarde S.p.A., 1992.

 

 

M